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Après les camions, les avions. Vers un Grand Paris Sud Sourdingue ?

"À vos boules Quies ! Le projet de nouvelle courbe des avions depuis l’aéroport d’Orly ne devrait pas faire décoller l’enthousiasme des Sénartais. La future trajectoire décidée par la Direction Générale de l’Aviation Civile qui pourrait être mise en œuvre, dès début décembre, déplacerait le vol des avions au dessus… de la forêt de Sénart !

Le but de ce projet : le survol d’un nombre moins important de zones habitées. Mais la nouvelle trajectoire aurait pour effet de déplacer et d’allonger le virage vers l’ouest et donc d’accroître les nuisances pour les territoires situés le long de la Francilienne.

Résultat : moins de bruit au-dessus de Villecresnes, Montgeron ou Draveil, certes. Mais d’avantage de nuisance, tant pour les riverains que pour l’environnement naturel, à proximité Combs-la-Ville ou d’Evry, commune désormais rattachée à Sénart par la nouvelle agglo Grand Paris Sud." Lire sur La République de Seine-et-Marne ici >>

IRRESPIRABLE - Des villes au bord de l’asphyxie ?

De Paris à Pékin, la pollution atmosphérique fait déjà des millions de morts par an.
Un documentaire important, qui cartographie ses plus graves méfaits à travers le monde.



Les récents débats sur le réchauffement climatique ont quelque peu éclipsé une tragédie aux conséquences immédiates : la pollution atmosphérique. Cette tueuse de masse est responsable de 7 millions de morts prématurées par an dans le monde, et d’un nombre incalculable de maladies. Chauffage urbain, transports routiers et rejets industriels contribuent à saturer l’air des métropoles de gaz et de particules fines si toxiques que les scientifiques parlent d’“airpocalypse” en devenir.
La Chine et l’Inde, par exemple, sont en alerte sanitaire permanente. Une crise d’autant plus complexe que la pollution se déplace et ignore les frontières…
Nanoparticules et alerte maximale Enquête d’une portée internationale, Irrespirable… dresse le bilan de santé d’une planète malade de ses excès, avec toute la rigueur requise par la gravité de la situation.
Le documentaire s’attache à expliquer très clairement les différentes formes de pollution à travers les continents et leurs répercussions sanitaires, avec notamment les effets moins connus des pesticides émettant des particules déportées par les vents… vers les villes.
À ce versant pédagogique répond un volet pratique, la journaliste et réalisatrice Delphine Prunault consignant certaines astuces pour échapper à l’asphyxie – notamment à Paris. S’interrogeant sur le manque de courage de certains élus, le documentaire évite le catastrophisme sans appel, mais recense les prises de conscience, qu’elles soient scientifiques ou politiques.
À São Paulo, où un labo multiplie les autopsies, comme à Grenoble, où est étudié l’impact des émanations sur la natalité, le savoir progresse.
Et les initiatives vertueuses se multiplient : Mexico et Londres ont su réduire leur dangerosité grâce à des mesures de circulation drastiques, quand Berlin reste la pionnière d’une politique verte d’envergure.
Autant d’actions dessinant les contours d’un paysage mondial contrasté, entre laisser-faire coupable et initiatives prometteuses.

La Seine-et-Marne cancre de l’écologie ?

Le "poumon vert de l’Ile-de-France" se retrouve en 84e position en 2015, et en 80e position pour 2016 sur les 96 départements métropolitains

Ce classement, qui a vu le jour en 2007, prend en compte huit critères. Pour chacun d’entre eux, le département a reçu une note sur 20.
Et c’est la moyenne de toutes ces notes qui a permis d’obtenir le classement final.

Catégorie par catégorie, voici le détail des classements de la Seine-et-Marne par rapport aux autres départements français.



  • Qualité de l’air : 84e/96 en 2015 - 84e/96 en 2016
  • Qualité de l’eau : 90e/96 en 2015 - 95e/96 en 2016
  • Gestion des déchets : 75e/96 en 2015 - 87e/96 en 2016
  • Nombre d’établissements qui pratiquent la vente directe, bio et/ou équitable,  autrement dit « durable » : 8e/96 en 2015 - 39e/96 en 2016
  • Protection de la biodiversité : 20e/96 en 2015 - 9e/96 en 2016
  • Place de l’agriculture biologique : 96e/96 en 2015 - 94e/96 en 2016
  • Place des énergies renouvelables : 75e/96 - 49e/96 en 2016
  • Inscription dans la démarche Agenda 21 (un outil issu de la conférence de Rio de 1992 et qui regroupe les politiques locales de développement durable pour le XXIe siècle) : 7e/96 en 2015 - 21e/96 en 2016

Et pour l'Ile-de-France en 2016
  • Essonne : 59e/96
  • Val-de-Marne : 95e/96
  • Seine-saint-Denis : 80e/96
  • Hauts-de Seine : 88e/96
  • Paris : 76e/96
  • Val-d'Oise : 86e/96
  • Yvelines : 83e/96
Carte nationnale interactive ici >>


  1. La Loire-Atlantique, mais seulement 78ème sur la qualité de l'eau
  2. La Gironde, 1er sur l'agriculture biologique, agenda 21 et consommation durable
  3. Le Morbihan et l'Hérault

Article et interviews de Isoline Millot, Conseillère départementale et de Jane Buisson, Présidente de Nature Environnement 77 à lire sur Le Parisien.fr - ici >>

Qui veut la mort de Airparif ?

Nouveau coup dur pour Airparif ! Après le désengagement financier du conseil départemental des Hauts-de-Seine en 2013 et de celui de Seine-et-Marne en 2015, le département des Yvelines a décidé de ne pas renouveler sa subvention à l’association de surveillance de la qualité de l’air en 2016.
Cette décision a été annoncée ce jeudi lors de l’assemblée générale d’Airparif, à quelques jours de l’ouverture de la COP21. Cette mauvaise nouvelle vient s’ajouter à la baisse des subventions de l’Etat annoncée en avril dernier. Le désengagement des collectivités qui sont des acteurs majeurs de la lutte contre la pollution est simplement scandaleux. Les habitants de l’Ile-de-France respirent le même air pollué, et tous méritent la même attention pour préserver leur santé. 
Nos inquiétudes et interrogations se confirmes en références à notre article du mois d'avril : "Quelques jours après un sévère épisode de pollution de l’air aux particules au-dessus de l’Ile-de-France, le ministère du développement durable rabote significativement la subvention annuelle allouée au réseau régional de mesure de la qualité de l’air. Airparif" suite ci-contre, "Pas de contrôles = pas de problèmes" ici >>


Pas de contrôles = pas de problèmes

Incompréhensible !


Quelques jours après un sévère épisode de pollution de l’air aux particules au-dessus de l’Ile-de-France, le ministère du développement durable rabote significativement la subvention annuelle allouée au réseau régional de mesure de la qualité de l’air. Airparif

Députés et sénateurs reprennent prochainement leurs discussions sur le projet de loi sur la transition énergétique. Ils mènent aussi l’enquête sur le coût sanitaire des pollutions de l’air et l’efficacité des politiques publiques en la matière. Et après ?

Aussi, le DGEC recommande aux dirigeants des AASQA de prendre des mesures. Déjà, ils peuvent «à titre exceptionnel» utiliser les dotations pour les investissements pour assurer le fonctionnement des réseaux. Ils devront aussi (et surtout) trouver de nouvelles ressources. Les collectivités locales? Mais cela ne fonctionne pas. Les dotations globales de fonctionnement sont partout en baisse. Et en Ile-de-France, c’est désormais la métropole du Grand Paris qui a la compétence de la qualité de l’air (verrouillage implacable...)et cela n’incite pas les départements voisins à ouvrir leur portefeuille. Ce qui est doublement dommage. Car c’est le Grand Paris, présidé par Patrick Devedjian, par ailleurs président du conseil départemental des Hauts-de-Seine, qui a déjà fermé le robinet à subvention d’Airparif.

Bref, prenez votre souffle car cela va se compliquer dans les prochaines années !

De l'air !

La pollution, c'est un peu comme le dérèglement climatique. Tous les signaux d'alerte sont au rouge, les scientifiques multiplient les études pour dire qu'il faut agir vite, les politiques font des déclarations volontaristes, mais rien ne se passe.
Malgré les alertes sanitaires, en dépit des menaces de sanctions financières de la cour de justice de l'Union européenne, la France ne respecte pas les normes européennes de qualité de l'air. Douze millions de Français vivent dans des zones où les limites annuelles d'émission de particules PM10 (particules en suspension dans l'air, d'un diamètre aérodynamique inférieur à 10 micromètres), extrêmement nocives pour la santé, sont dépassées.

60 % de la population est exposée à un air dégradé.
La région Ile-de-France particulièrement concernée par les dépassements en matière de particules fines mais aussi de dioxyde d'azote comme en 2012 et 2013, ou trois millions de Franciliens ont été exposés à des niveaux de pollution trop élevés. Les mesures prises par les préfectures ne sont pas à la mesure de l'enjeu. A Paris, elles se limitent à un abaissement de la vitesse autorisée, à l'interdiction des feux de cheminée en foyer ouvert et à l'incitation pour les poids lourds de plus de 3,5 tonnes en transit à contourner l'agglomération parisienne.
Toujours pas de péages urbains ?
Ces dernières années, la France a échoué, malgré les recommandations du Grenelle de l'environnement, à instaurer des zones de protection de l'atmosphère, comme il en existe en Allemagne, au Royaume-Uni et en Italie. Deux cents villes en Europe se sont dotées de ces dispositifs d'accès restreint, où sont notamment bannis en permanence les véhicules les plus polluants.
En réalité, les gouvernements de droite comme de gauche n'ont jamais eu le courage de s'attaquer à l'une des causes majeures du mal : le tout-automobile.
A Paris, les candidates PS et UMP à la mairie promettent de bannir le diesel de la capitale. Comment y croire ?