Elections Européennes 2014

L'Europe d'aujourd'hui, ne peut plus progresser sans l'adhésion des Européens.

L'euroscepticisme s'étend, mais les enquêtes montrent que l'on demande plus de mieux-vivre par l'éducation, la formation, la recherche, le maintien de la paix, le respect des libertés individuelles et de la démocratie. C'est à dire plus d'Europe.

Les européens partagent ces attentes mais s'engagent peu. Ils vivent l'Europe comme un objet lointain, extérieur à leur réalité sociale et culturelle. Déçues par nos responsables politiques qui privilégient leurs ambitions nationales quand il s'agit de décisions qui concernent l'avenir de l'Europe.

Explique-t-on seulement aux français à quels partis européens les partis nationaux correspondent ? Indignée de voir comment se mène ces jours-ci la bataille dans la plupart des partis nationaux pour placer en position éligible des personnes qui n'ont jamais donné la preuve de leurs convictions européennes, alors même qu'elles en avaient la possibilité. Indignée par la façon dont j'entends régulièrement soutenir que le Conseil européen est la principale instance démocratique de l'Europe parce que ses membres ont été élus démocratiquement. Or, que je sache, aucun Président ou chef de gouvernement n'a été élu pour son programme européen mais bien plutôt pour la défense des intérêts nationaux. La seule instance européenne qui représente démocratiquement les citoyens, c'est le Parlement européen.

Ce 25 mai prochain je voterai pour le bien commun européen et donc national. Comme tout citoyen qui s'apprête à faire un choix déterminant, j'étudierai les programmes proposés par les candidats et j'évaluerai leur motivation proprement européenne.
Je voterai parce qu'en votant je peux choisir un projet politique qui correspond à l'Europe que je veux.
Je voterai parce que, pour la première fois, mon vote contribuera à sélectionner le prochain Président de la Commission européenne. N'oubliez pas que les différents partis européens ont désigné leur candidat à cette présidence. La campagne qu'ils mèneront pour obtenir ce poste fait partie des éléments de réflexion pour notre choix du 25 mai.


Alors comment pourrais-je dire que l'Union européenne n'est pas démocratique ? Et comment pourrais-je laisser passer ce réel pouvoir que me donne l'Europe du simple fait que je suis citoyen français ?

Marc, de Sénart Citoyens

Média-Sénart en Podcast

Le magazine Média-Sénart est désormais disponible en version audio sur Internet.
A écouter sur ordinateur, Smartphone ou tablette. Une excellente initiative pour les personnes non voyantes ou malvoyantes, ou autres, dans les transports par exemple !
Disponible sur le site Internet du San de Sénart ou directement sur ce lien : media-senart-n-312-avril-2014

Semaine du développement durable 2014, le thème :"Consommer autrement"

Comme chaque année, le ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie organise du 1er au 7 avril la Semaine du développement durable.
En 2014, la 12e édition a pour thème « Consommer autrement » avec des mots clés comme : recyclage, réparation, produits de saison, etc.
« Nous sommes déjà entrés dans l’ère de la consommation durable.»
parait-il...




Que propose la Semaine du développement durable cette année ?
Des manifestations organisées par des collectivités, associations, entreprises, administrations ou établissements scolaires, des affiches, logos et visuels téléchargeables sur le site consacré à la Semaine du développement durable 2014, et l’occasion de tester ses connaissances et découvrir de nouvelles tendances responsables grâce à un jeu concours et à des animations sur les réseaux sociaux !
bref du lourd...
Et un Focus sur l’économie circulaire...
« Quand les déchets d’aujourd’hui deviennent les ressources de demain » comme si nous ne savions pas déjà !  Ok, mais faut-il encore les mettre en oeuvre. lorsque nous voyons les implications de grandes entreprises comme la SNCF à proposer :
« La SNCF a validé en décembre 2013 sa politique « Économie circulaire », dont le déploiement est prévu pour 2014. L’entreprise veut mettre en place une politique volontaire de valorisation et de recyclage des matières en fin de vie, comme les uniformes destinés à la réalisation de feutres acoustiques ou de fil recyclé.»
Plus >> pour "Sénart Citoyens" nous pensons qu'une entreprise comme la SNCF pouvait faire mieux, et nous ne parlons pas des autres qui apparemment ne ce sentent pas concernés.
Question en passant, combien va coûter cette campagne à l’échelle nationale ?  En affectant ne serait-ce que 10% de ce budget à des organisations actives ou communes nous pourrions agir à une échelle locale, départementale voir plus. Mais il faut arrêter certaines de ces "journées et/ou semaine" de bonne consciences !

Consommation responsable: une grande partie de nos concitoyens sont prêt à y participer !
Faudrait-il encore que les chaines de recyclages soit respectées. Les infractions ne manquent pas, comme par exemple balancer le contenu des camions dit "jaune" (papier, carton, plastiques) pour alimenter les incinérateurs de la couronne parisienne qui doivent impérativement absorber 750 000 tonnes de déchets / ans pour être rentables et pour lesquelles il faut du "carburant". Mais ceci n'est micro-exemple !
Comme le disait bien Coralie sur l'article "Transition énergétique : les ministres ont >> " ont marche sur la tête !

Fraude à l'environnement en Seine-et-Marne, une de plus ou une de trop ?

La loi oblige les entreprises de BTP à faire recycler leurs déchets dangereux. Une sous-traitance coûteuse certes mais indispensable pour la préservation de notre environnement. Bon plan pour des malfaiteurs qui proposaient de s'en charger à prix cassés, mais qui au lieu de les décontaminer, les enfouissaient, parfois contaminés par de l'amiante, sur des terres agricoles de la Plaine de France, à 20 km au nord-est de Paris.
Pour gérer ce réseau d'enfouissement illégal de déchets toxiques, la bande avait recours à diverses combines. Une entreprise qui leur donnait une façade légale, RTR Environnement. Des achats fonciers douteux, comme celui de ce terrain situé en zone inondable à Villeparisis où les malfaiteurs ont déversé pendant des mois des tombereaux de déchets toxiques.
Sur ce petit coin de terre entre deux bretelles d'autoroutes, on peut encore observer le panneau siglé au nom de l'entreprise RTR.


















A la vue de cette image (source: Jessica Lopez Escure - AFP) Il est clair que le "Portail" de cette entreprise transpire le sérieux et la compétence (avec une adresse gmail en plus, très Pro...)

C’est  le ballet de camions charriant les matières polluées qui a mis la puce à l’oreille à une association locale, l’Adenca. Comme quoi, les associations ne compte pas pour des prunes (voir notre article et le commentaire de "Coralie" sur "Transition énergétique : les ministres ont reçu leur lettre de cadrage 2014 !"

Une question taraude toutefois l'équipe de "Sénart Citoyens", les élus locaux ils sont ou sur ces problématiques ? Des autorisations sont elles accordées, ou chacun fait comme il veut ?  Cet exemple sur Villeparisis illustre bien un manque de vigilance et de présence sur le terrain.

Nous ouvrons le débats, et reviendrons bientôt vers vous avec un dossier complet consacré à ce sujet dans le n°1 de Sénart Citoyens - Le Mag, prochainement en ligne.

Transition énergétique : les ministres ont reçu leur lettre de cadrage 2014 !

Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, a adressé le 18 février aux membres de son Gouvernement, les « lettres de cadrage pour la transition écologique en 2014″. Ces lettres individualisées fixent aux ministres les priorités pour 2014. Revue de détails pour chaque ministère.



Le cadre pour Philippe Martin, ministre de l’Ecologie
Outre la conduite de plusieurs réformes législatives et la préparation de la prochaine Conférence environnementale en septembre prochain, le ministère de l’Ecologie et du Développement Durable et de l’Energie mettra en œuvre et pilotera (sous l’autorité du Premier Ministre) la politique de transition énergétique, avec en ligne de mire une politique de sobriété concrétisée par la rénovation énergétique des bâtiments.
Il devra s’attacher plus particulièrement à un certain nombre de chantiers, parmi lesquels :

Mettre en œuvre la feuille de route des Etats généraux de la modernisation du droit de l’environnement (de nouvelles propositions sont attendues pour l’été 2014) ;
Favoriser la contribution des politiques de mobilité durable aux objectifs de la transition énergétique en contribuant à l’amélioration des performances des modes de transports (en mobilisant par exemple le programme d’investissement d’avenir), en veillant à l’emploi équilibré des modes de transports sur le territoire ;
Contribuer à la réflexion sur la ville de demain, durable et intelligente ;
Poursuivre la recherche d’un accord international en vue de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique 2015, en promouvant aux niveaux européen et international les objectifs défendus par la France en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre (40% en 2030 puis 60% en 2040) ;
Promouvoir en France l’économie circulaire ;
Favoriser l’emploi lié à la transition écologique ;
Moderniser la politique de l’eau et sa gouvernance.

Whaou... rien que cela, et pour les autres, il y a de quoi s'occuper également.
Entre autre :


Le cadre pour Aurélie Filippetti, ministre de la Culture
Elle devra s’ assurer de l’adaptation des compétences des architectes à la transition écologique et énergétique.
Il lui est également demandé de continuer à adapter et à faire évoluer la réglementation de l’architecture, des monuments historiques et des espaces protégés, tout en participant à l’effort de simplification, notamment à travers le projet de loi sur le patrimoine. Ce dernier précisera, au titre du code du patrimoine, les conditions de protection de certains sites aujourd’hui inscrits au titre de la loi de 1930, et ce en lien avec les dispositions relatives aux sites et aux paysages figurant dans le projet de loi relatif à la biodiversité.

Le cadre pour Pierre Moscovici, ministre de l’Economie et des Finances
Jean-Marc Ayrault demande au ministre de l’Economie et des Finances de poursuivre les travaux du Comité pour la fiscalité écologique qui porteront en 2014 sur les évolutions de la fiscalité des déchets, celle de la biodiversité et sur les compensations à l’introduction d’une fiscalité carbone. Le ministère de l’Economie et des Finances devra également contribuer aux discussions européennes sur la définition d’un nouveau cadre énergie-climat et sur la réforme du système de quotas de gaz à effet de serre. Pierre Moscovici devra également proposer, au niveau européen, une évaluation de l’impact économique et environnemental de l’allongement de la durée de « garantie légale de conformité » de 2 à 5 ans pour certaines catégories ciblées de produits et participer à l’amélioration de l’information du consommateur sur les critères de matières recyclées, de durée d’usage et de garanties, via un renforcement des critères correspondants dans les éco-labels, les étiquetages et les éco-certifications existants.

La garde des sceaux et ministre de la Justice, Christiane Taubira 
Veillera d’une part à conforter l’exemplarité de l’Etat et à définir des objectifs ambitieux en matière de responsabilité sociétale de son ministère, notamment dans la cadre du plan national d’action pour des achats publics durables et d’autre part à finaliser les dispositions législatives permettant de consacrer la reconnaissance juridique du « préjudice écologique ».

Pour Manuel Valls, ministre de l’Intérieurde veiller à une mobilisation des préfets, sur deux plans :
- la mise en œuvre des plans climat-énergie territoriaux portés par les collectivités de plus de 50 000 habitants ; ils permettront de respecter les objectifs de développement des filières d’énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse et géothermie, réseaux de chaleur, énergies marine) en prenant appui sur les initiatives locales, en évitant les conflits d’usages et en prenant en compte le retour d’expérience sur les projets déjà réalisés ;
- la politique de l’eau (bonne application de la directive « eaux résiduaires urbaines », directives-cadre sur l’eau et sur la stratégie pour le milieu marin).

Pour le ministre du Redressement Productif, Arnaud Montebourg, il est invité (j'aime beaucoup le terme "invité") à doter les secteurs le nécessitant sur les 34 plans de la Nouvelle France Industrielle d’une stratégie limitant leur consommation en ressources et en énergie sur le territoire. Il devra se mobiliser en faveur de l’économie circulaire à l’échelle de chaque secteur industriel et mobiliser les comités stratégiques de filières pour qu’ils s’engagent de manière volontaire sur des stratégies concrètes, adaptées aux spécificités de chaque secteur, permettant notamment l’incorporation de matières recyclées. Jean-Marc Ayrault lui demande également de mettre en œuvre les contrats de filières du Comité stratégique de filières éco-industrie (COSEI) dans les domaines de l’eau, de la valorisation industrielle des déchets et des énergies renouvelables. Dans le cadre du COSEI, il devra veiller à ce qu’un contrat puisse rapidement être conclu au sein de la filière de l’efficacité énergétique.

Bref,


La Culture en colère !

Ils sont comédiens, techniciens, directeurs de salles, programmateurs. Ils sont en colère parce qu'ils en ont assez d'assister, impuissants, à l'érosion des budgets de la culture.
Après les diminutions déjà constatées ces dernières années, de nouvelles baisses, plus drastiques encore, s'annoncent pour les trois prochaines années sur les budgets culturels de l'Etat et des collectivités territoriales.

"Je marche pour la Culture" sera l'occasion de rappeler les mots oubliés de François Hollande en 2012 : « La Culture n'est pas un luxe dont on peut se débarrasser en période de disette… La Culture c'est l'avenir… »

De l'air !

La pollution, c'est un peu comme le dérèglement climatique. Tous les signaux d'alerte sont au rouge, les scientifiques multiplient les études pour dire qu'il faut agir vite, les politiques font des déclarations volontaristes, mais rien ne se passe.
Malgré les alertes sanitaires, en dépit des menaces de sanctions financières de la cour de justice de l'Union européenne, la France ne respecte pas les normes européennes de qualité de l'air. Douze millions de Français vivent dans des zones où les limites annuelles d'émission de particules PM10 (particules en suspension dans l'air, d'un diamètre aérodynamique inférieur à 10 micromètres), extrêmement nocives pour la santé, sont dépassées.

60 % de la population est exposée à un air dégradé.
La région Ile-de-France particulièrement concernée par les dépassements en matière de particules fines mais aussi de dioxyde d'azote comme en 2012 et 2013, ou trois millions de Franciliens ont été exposés à des niveaux de pollution trop élevés. Les mesures prises par les préfectures ne sont pas à la mesure de l'enjeu. A Paris, elles se limitent à un abaissement de la vitesse autorisée, à l'interdiction des feux de cheminée en foyer ouvert et à l'incitation pour les poids lourds de plus de 3,5 tonnes en transit à contourner l'agglomération parisienne.
Toujours pas de péages urbains ?
Ces dernières années, la France a échoué, malgré les recommandations du Grenelle de l'environnement, à instaurer des zones de protection de l'atmosphère, comme il en existe en Allemagne, au Royaume-Uni et en Italie. Deux cents villes en Europe se sont dotées de ces dispositifs d'accès restreint, où sont notamment bannis en permanence les véhicules les plus polluants.
En réalité, les gouvernements de droite comme de gauche n'ont jamais eu le courage de s'attaquer à l'une des causes majeures du mal : le tout-automobile.
A Paris, les candidates PS et UMP à la mairie promettent de bannir le diesel de la capitale. Comment y croire ?

Entre Sénartais, comment ça marche ?


Vous êtes Sénartais, vous recherchez un soutien scolaire, une aide à domicile, vous donnez des vêtements ou un électroménager qui un encore quelques années devant lui ou proposer vos compétences à une association ? Commencez par la ! >>  

Carnaval des asphyxiés

Faites circuler cette information !
Manifestation contre la pollution de l'air est organisée le samedi 1° février à 15 h sur la place des droits de l'homme et de la liberté au Trocadéro (métro Trocadéro ligne 6 et 9). Cette manifestation sera statique mais emblématique nous vous demandons de venir avec des masques (en papier, en tissu ou à gaz), avec des poussettes d'enfants (bébé en plastique)...Nous voulons être un signe fort en plein coeur de Paris des dangers que fait courir la pollution de l'air pour les habitants, les travailleurs qui y séjournent tous les jours et les touristes.. En savoir + >>

Poubelle la vie, "SUPER TRASH" le film.

Ciné-débat "SUPER TRASH" le film.

Soirée-débat très intéressante hier soir à la Rotonde à Moissy-Cramayel sur le film "Super Trash" en présence du réalisateur Martin Esposito et de son équipe.
Un reportage poignant et d'une triste réalité qui lève le voile sur une décharge à ciel ouvert, cachée derrière le luxe et les paillettes de la Croisette.

Une visite inédite d'un monde qu'on refuse souvent de regarder en face. Si le film et son équipe passe dans votre secteur, n'hésitez pas ! Un petit aperçu avec la bande annonce du film ci-dessous. Édifiant...




Certaines entreprises du BTP n'aiment pas que l'on mette le nez dans leurs affaires

Ci-dessous, un exemple de témoignage citoyen de bonne foi qui à failli mal tourner.

La position de l'IDFE : Dénoncer les procédures abusives
"Les actions en justice, comme les menaces de poursuite sont de plus en plus fréquentes.
Elles s’accompagnent en général d’un discours selon lequel les associations de défense de l’environnement nuisent au développement économique.
En général, les plaignants demandent des dommages et intérêts à des militants isolés ou à des petites associations.
Leurs ressources financières et humaines sont alors monopolisées au détriment de la défense  environnementale. Les procédures sont souvent abandonnées au bout de longues années, objectif atteint : la paralysie des associations.
La disproportion de moyens financiers entre les parties – toujours en faveur des plaignants – est une composante essentielle du phénomène.
Devant la menace de poursuites, devant les innombrables conséquences d’une procédure judiciaire, plus d’un militant risque de renoncer à son combat."
Catherine Giobellina




































Article complet dans le n° 156 du magazine "Liaison" de l' IDFE (Ile-de-France Environnement). Cliquez ici >>

Une empreinte énergétique négligée mais rarement négligeable, l'Energie grise

Le concept de l’énergie grise comptabilise toute l’énergie dépensée sur un cycle de vie complet d’un service ou d’un produit : fabrication, commercialisation, utilisation et fin de vie.
Ce concept est important car, dans 95 % des cas, les réflexions portent uniquement sur la phase d’utilisation.
Or, dans de nombreux secteurs d’activité, et notamment dans l’informatique, il y a souvent plus d’énergie dépensée en dehors de la phase d’utilisation. Et le facteur d’émissions de gaz à effet de serre est bien plus important lors de la fabrication en Chine que lors de l’utilisation en France. Si bien que ne pas prendre en compte l’énergie grise revient à passer à côté du problème.
On fait bien des économies d’énergie en partie pour limiter le réchauffement climatique, non ?

Prenons un exemple : la fabrication d’un iPhone 5 en Chine émet 57 kg de gaz à effet de serre (environ 50 kWh d’énergie) alors que son utilisation en France émet tout au plus quelques kg par an (moins de 15 kWh par an). Débrancher le chargeur c’est bien. Mais le geste le plus efficace pour faire des économies d’énergie est clairement d’utiliser le plus longtemps possible son smartphone avant d’en racheter un. Le raisonnement est le même pour tout les objets de la vie courante : maison, voiture, réfrigérateur, etc. D’autant qu’au-delà de l’énergie, le renouvellement compulsif des biens de consommation se traduit par des pollutions, épuisement des ressources non renouvelables, etc.

Autre exemple : un kilo de haricots frais du Kenya est peut-être moins cher que le même kilo produit en France durant la saison normale, mais l’énergie grise qu’il contient, due au transport par avion, est une douzaine de fois plus élevée;
à distance de transport identique, un mètre cube d’isolant en fibre de chanvre à une énergie grise équivalente à 40 kWh, quand le même volume de laine de verre en nécessite environ huit fois plus.
Autrement dit, plus le produit est complexe, plus “l’addition” est lourde et plus il est préférable de l’éviter ou, à défaut, de le faire durer pour amortir son énergie grise sur plusieurs années.

Pour "Sénart citoyens" si l’on ne parle pas plus d’énergie grise cela pourrait bien être parce qu’elle permet d’établir certaines vérités et de faire des choix peu compatibles avec les bases de notre société de consommation.
A méditer...

Offre d'emploi : 4,41 euros de l'heure pour nettoyer Fukushima

Les équipes de nettoyage aux alentours du site de Fukushima, centrale détruite il y a près de trois ans cherchent des volontaires.
A coups de 100 euros par volontaire dégoté, les recruteurs se tournent vers les SDF, davantage enclins à accepter un travail à la fois sinistre et potentiellement dangereux. Le tout rémunéré 4,71 euros (6,00 dollars) de l'heure, ça fait rêver.

Les réseaux de sous-traitants officiellement chargés du projet de nettoyage financé par le gouvernement se remplissent les poches en envoyant de façon illégale des travailleurs sous-payés (car ce nettoyage, qui s'annonce déjà cinq fois plus cher que prévu et pourrait coûter jusqu'à 35 milliards d'euros et 44 milliards d'euros en y ajoutant les efforts de décontamination)

Les rumeurs qui circulaient sur ces recrutements depuis pas mal de temps éclatent enfin au grand jour. Envoyer au casse pipe des SDF, déjà cassés abîmés par la vie, se tuer, au sens propre comme au sens figuré, à la tache sans contrepartie financière conséquente ni garantie de soins en cas de cancer est abjecte.

Cela dit, ce genre de pratique mets en lumière un des paradoxes de nos sociétés modernes, ou chacun veut profiter des avantages du nucléaire mais sans en supporter les risques. Le jour ou chacun, et pas seulement les plus pauvres et les plus faibles, seront réquisitionné pour intervenir sur des installations de ce type, peut-être réfléchira-t-on à deux fois avant de construire des centrales sur des sites à risques.


Mon blog est neutre en carbone

Après le succès rencontré par l’initiative "Pas de publicité SVP" pour sauver un million d’arbres en Allemagne, à été lancé l’opération Blog Zéro Carbone : une grande opération de reboisement par et pour la blogosphère.
En collaboration avec les Pépinières Naudet, il est proposé de compenser les émissions de CO2 de votre Blog en plantant un arbre en France.



Comment un arbre peut-il compenser le bilan carbone d’un blog ?
En participant à l’opération Blog Zéro Carbone, vous pouvez facilement réduire vos émissions de gaz à effet de serre : un arbre permet de compenser les émissions de dioxyde de carbone liées au fonctionnement de votre Blog.
Quelles sont les émissions de CO2 liées au fonctionnement d’un blog ?
D’après une étude d’Alexander Wissner-Gross, diplômé en physique de l’université américaine de Harvard, la consultation d’une page Web conduit en moyenne à l’émission de 20 milligrammes de CO2, soit 0,02 grammes. Pour un blog avec un trafic moyen (environ 15 000 pages vues par mois, ce qui qui est loin d'être le cas pour l'instant sur ce Blog ), cela correspond à des émissions annuelles de 3,6 kg de dioxyde de carbone. Cette valeur est à mettre en majeure partie sur le compte de la consommation électrique liée à l’utilisation de serveurs et matériels informatiques, et à leur refroidissement, très énergivore.ber ?
Il est difficile de donner une réponse précise et certifiée. La capacité d’absorption de CO2 d’un arbre peut énormément varier, et dépend ainsi de l’essence de l’arbre, de son exposition à la lumière, de la période de végétation, les changements de température dans le milieu, de la quantité d’eau disponible et de la qualité des sols.
Il y a aussi différentes manières de calculer le potentiel d’absorption d’un arbre. Les valeurs usuelles que l’on retrouve vont de 10 à 30kg de dioxyde de carbone absorbés annuellement par un arbre. On sait cependant que dans les premières années qui suivent la plantation, celui-ci ne peut absorber que peu de CO2 en comparaison avec le reste de sa vie. Également, il est admis qu’à partir d’une vingtaine d’années, cette valeur décroit lentement.
La CCNUCC, Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques, a de son côté calculé et convenu de la valeur moyenne de 10 kg absorbés chaque année par un arbre. Petits gestes écolos, pour son opération Blog zéro Carbone, a choisi de rester relativement peu ambitieux sur ces valeurs, en retenant le chiffre moyen de 5 kg par arbre et par an. Ce conservatisme ne peut être que positif !

Rejoignez la communauté des blogs zéro carbone !

Les enjeux du développement durable

La gestion d'une ville et de sa région demande des interventions quotidiennes sur l'habitat, les transports, les activités économiques et répondre aux besoins de la population sans porter atteinte à l'environnement tout en garantissant un développement économique capable d'assurer un progrès social.

C'est bien là tout l'enjeu du développement durable, mobiliser dans un même élan chacun des acteurs de la société (individus, entreprises, collectivités territoriales) afin que par un effet d'entraînement mutuel une nouvelle dynamique et gouvernance de nos activités prennent corps et que devienne caduque la question de l'efficacité du geste individuel :
« à quoi cela sert-il que je fasse des efforts si je suis le seul ? »."
S'il peut-être difficile de comprendre que l'action individuelle est un élément indispensable pour l'avenir de l'humanité, rappelons qu'agir localement permet également d'œuvrer à la constitution d'un cadre de vie et d'une existence plus sains et respectueux. En prenant moins la voiture, en produisant moins de nuisances, en ramassant et triant nos déchets, etc.

Nous croyons souvent à tort que la défense de notre santé et notre environnement n'est pas de notre ressort, bien au contraire nous représentons une force considérable capable d'infléchir la société de consommation dans de nombreux domaines : citoyenneté active et responsable, implication des jeunes générations, éducation, commerce équitable, préservation de l'environnement, éthique des entreprises, etc.

Pour cela, l’information et la prise de conscience des citoyens est essentielle. Il faut avoir un regard objectif sur la situation mais il faut aussi changer et surtout passer à l’action. Il est évident que la mobilisation doit s’organiser, que des  alternatives sont à expérimenter pour transmettre à nos enfants une planète vivable.

Marc de "Sénart Citoyens"

Il y à 12 ans déjà :
« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. La nature, mutilée, surexploitée, ne parvient plus à se reconstituer et nous refusons de l'admettre. L'humanité souffre. Elle souffre de mal développement, au Nord comme au Sud, et nous sommes indifférents. La terre et l'humanité sont en péril et nous en sommes tous responsables. » Ainsi s'exprimait Jacques Chirac en septembre 2002 au Sommet mondial de Johannesburg.
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